Mardi 2 novembre 2004 : Thierry Séchan - Paris-Montréal express

 

    La lecture du Café littéraire, de ce 2 novembre, fut consacrée au dernier livre de Thierry « Paris-Montréal express », paru le 21 Octobre dernier. Robert Ebguy et Thierry se partagèrent la lecture d’une dizaine de ces textes pleins d’humour, dont vous trouverez, ci-dessous, quelques phrases :

 

 Paris-Montréal express
         
A Ianthe Brautigan

        Je vous écris du Paris-Montréal express. C’est un train imaginaire qui relie Paris, ma ville natale, à Montréal, mon lointain port d’attache. C’est un train capricieux, qui va où il veut, à l’image de ma vie désordonnée.

  

Le Mans, hôtel Terminus
         
à François Baroin

        Ça avait mal commencé. Dans ce train à destination du Mans, nous étions en deuxième classe.

 

Trajectoire d’une guitare
         
à  François Guierre

        Ceci est l’histoire extraordinaire d’une guitare presque ordinaire. Il y a quelques années – six ou sept ans, je crois -, j’achetai une guitare à un ami. Jusqu’ici, rien de très extraordinaire. Autant relire les nouvelles d’Edgar Allan Poe.

 

 Le saucisson de Raimbaud
         
à Frédéric Beigbeder

       C’était dans les années 80. A cette époque, j’écrivais beaucoup de chansons pour les vedettes, mais aussi pour les débutants.

 

Ma nuit chez Carla Bruni
         
à Carla Bruni-Tedeschi

     C’était lors d’un dîner chez Julien Clerc, un de ces dîners mondains où l’on s’ennuie ferme, entre deux banalités sur l’état de la planète ou du show-business, à moins de tomber un soir où Etienne Roda-Gil nous régale de son intelligence et de sa férocité.

 

No writing in America
         
à Hervé Graal

     C’était au mois d’octobre 1993. Pour la troisième fois cette année-là, je venais à New York. J’étais heureux. J’aimais cette ville. Pour elle j’avais délaissé Montréal que je trouvais désormais par trop provinciale.

 

Jalousie
                  
à Helena Van Den Neste

     Ma vieille montre s’est arrêtée. Je l’ai montrée à l’horloger. Il a dit qu’elle était morte. Alors j’en ai acheté une neuve.
    
Je m’apprêtais à enterrer dans le jardin ma pauvre montre morte lorsqu’elle s’est remise à marcher. Ressuscitée, la vieille !

  

Le Tamerlan de Morterolles
                  
à Pascal Sevran

    Le jeudi 6 mai au soir, sous une  petite pluie fine, nous arrivâmes au bout de notre voyage, à Morterolles, morne village de la Haute-Vienne. Vers dix-neuf heures, nous sonnions au portail de la propriété de Pascal Sevran.

 

 Moutarde et mayonnaise
                  
à Isabelle Alonso

     C’était le samedi 29 novembre 2003. J’étais venu en Bourgogne pour dédicacer mes ouvrages dans le cadre du salon du livre de Dijon. C’était mon quinzième salon depuis septembre, et je commençais vraiment à apprécier ces virées en province, où l’on rencontre ses lecteurs, où l’on retrouve ses collègues écrivains que l’on a appris à apprécier – pour leur talent ou, tout simplement, pour leur cordialité.

 

* * *

  

    Pour la petite histoire qui fait sourire, Brautigan termine un de ses livres par le mot mayonaise (avec un seul «n» !!!) : Thierry a voulu terminer sur le mot « moutarde » ! !

 

Liz K.