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Mot de l'éditeur
On retrouve cette Cité Roosevelt chère à l'auteur. La même époque (première moitié des années 60), la même ville ferroviaire et prolétaire (Tergnier dans l'Aisne), le même microcosme où s'agitent des héros fragiles (des "working' class heroes"), où se déploient des destins fracassés, des vies essorées, des existences minuscules. « Sans jamais hausser le ton, faisant de l'absence d'effets un style, l'auteur a su adopter un ton proche de celui d'un Henri Calet », estimait Jérôme Leroy dans Le Quotidien de Paris à l'occasion de la sortie de Cité Roosevelt. Ce ton, cette atmosphère, cette mélancolie rentrée, on les retrouve intacts dans ce Phare des égarés. |